Grande enquête de l'ADBS - Partie 3 : Diplômes et formation, perspectives et sitographie

Date : 19/02/2024
ADBS Communication
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Pour cette troisième partie de la synthèse détaillée de l'enquête de l'ADBS sur les métiers de l'information-documentation : les diplômes et la formation professionnels, les associations professionnelles et quelques perspectives d'avenir.

Les diplômes et la formation professionnels

Les niveaux de diplôme professionnel varient selon la structure et le métier.

Répartition des structures suivant les niveaux de diplômes

Les collectivités territoriales. et l’administration hospitalière ont recruté davantage de diplômés en ID de niveau Bac+1 à Bac +3.
Inversement les entreprises privées et les établissements publics ont recruté davantage de diplômés en ID de niveau Bac+5.

Répartition des métiers suivant les niveaux de diplômes

  • Les métiers les moins diplômés en ID, au niveau Bac+1 à 2, sont les assistants/médiateurs, et les animateurs/chargés de communication.
  • Les métiers les plus diplômés en ID au niveau Bac+5 sont les archivistes/RM, les chefs de projet numériques, les ingénieurs documentaires/consultants, les formateurs et les veilleurs.

La formation professionnelle continue : nombre et thèmes des stages

  • 2 répondants sur 3 ont suivi un ou plusieurs stages depuis cinq ans, soit une moyenne de 3,8 stages, avec l’ADBS ou un autre organisme de formation : Serda, Urfist, CNFPT, Enssib, ex CRFCB (mediadix)… mais 1 répondant sur 3 n’a suivi aucun stage.
  • Les métiers qui n’ont pas suivi de stage sont des documentalistes, des ingénieurs documentaires/consultants, des professionnels des entreprises privées.
  • Ceux qui ont suivi 1 à 2 stages sont des bibliothécaires, des assistants-médiateurs, des CDD, des personnes seules dans leur Service, travaillant dans des associations ou dans l’administration hospitalière.
  • Ceux qui ont suivi 3 stages ou plus sont des responsables de Centres, des formateurs, des animateurs/chargés de communication et des professionnels des établissements publics.
  • Globalement, pour tous les métiers, les répondants ont noté les trois thématiques de stages suivantes :  les technologies, outils et usages de l’information (35 % des répondants), la veille et la recherche d’informations (34 % des répondants) et les fonctions et techniques documentaires (24% des répondants). Mais les professionnels suivent aussi des stages dans leur spécialité, par exemple les documentalistes et les veilleurs ont suivi des stages de Veille et de Recherche, d’abord avec l’ADBS.

Le présentiel comme mode d’apprentissage le plus efficace

  • 6 répondants sur 10 (59 %) ont suivi des stages à la fois en présentiel et à distance, les documentalistes en ayant suivi davantage en présentiel.
  • 8 répondants sur 10 privilégient les stages en présentiel comme étant les plus efficaces et ce, quel que soit leur métier.
  • Et 5 sur 10 privilégient les échanges et le réseautage.

Les besoins en formations : Veille, IA et gestion de data

Cette question était ouverte, comme celle des intitulés de fiches de poste.
       

Nuage de mots sur les occurrences des besoins en formation

Globalement, on note 7 besoins prioritaires, par ordre décroissant :

  • Améliorer la veille/Veille collaborative/Les outils de veille/Veille sur les réseaux sociaux /OSINT
  • Appréhender l'IA/Accompagner les étudiants sur l'IA /Chat GPT/Utiliser l'IA pour la veille
  • Analyser les données, les datas du web/Analyser les datas sur Excel /Bibliométrie
  • Appliquer le droit d'auteur/Droit de l'image /RGPD/Droit de l'information
  • Concevoir des produits documentaires et des services innovants/Connaitre les logiciels graphiques
  • Gérer des projets/Accompagner le changement/Conduire un projet de GED
  • Communiquer sur les réseaux sociaux/Valoriser un Service/Communication digitale/Marketing

Ces besoins sont exprimés par la majorité des types de structures, avec les nuances suivantes :

  • Si la veille est citée dans tous les types de structures, l’IA et l’analyse de données sont davantage citées dans les entreprises privées,
  • Le droit de l’information / le RGPD dans des Associations/Fédérations,
  • La formation de formateurs et le management dans des Etablissements publics,
  • Et la conception de produits et le RGPD chez les documentalistes spécialisés.

Changer de métier, changer de fonction ?

  • 8 professionnels de l’info-doc sur 10 (78 %) ne changeraient pas de métier contre 2 sur 10 (23 %) qui en changeraient dans les 3/5 ans, ce qui dénote un attachement au métier, à la fonction.  
  • Qui sont ceux qui changeraient de métier ? une minorité de veilleurs, de chefs de projet numérique… qui n’iraient pas nécessairement vers d’autres métiers internes à l’entreprise (web, informatique, RH…) mais vers d’autres environnements, comme l’exprime ce professionnel :

« Je cherche... quelque chose de beaucoup plus concret, comme produire « avec mes mains » (travailler la terre, avec du vivant...). Ne pas être derrière un ordinateur toute la journée. Bouger !!! Être dehors. »

L’adhésion ou non à une ou des associations

  • Si 54 % de répondants adhérent à 1 ou plusieurs associations professionnelles, 46% de répondants n’adhèrent à aucune association.
  • Les documentalistes et veilleurs adhèrent d’abord à l’ADBS, les documentalistes adhérant aussi à d’autres associations spécialisées : RNDH, Anciens élèves, Ascodocpsy… Les responsables de structures documentaires adhèrent à la fois à l’ADBS et à une autre association, l’ADBU et l’AAF. Les archivistes adhèrent à l’AAF.
  • Les bibliothécaires, assistants/médiateurs, formateurs ayant répondu à l’enquête n’adhèrent à aucune association.

Comment l’ADBS peut-elle vous aider ? 5 grandes attentes

Les principales attentes formulées à l’intention de l’ADBS sont les suivantes :

  • Développer la Veille sur les métiers, les compétences et les pratiques,
  • Echanger entre professionnels,
  • Poursuivre et élargir les webinaires du secteur ATCE,
  • Publier des guides pratiques sur les métiers de la documentation,
  • Valoriser les métiers après des institutions.

On trouve aussi des attentes plus spécifiques du côté des métiers de l’administration hospitalière qui souffrent d’un manque de reconnaissance et de statut, et du côté des métiers de l’Industrie avec les Doc controllers qui mériteraient d’être mieux valorisés auprès des employeurs.

Verbatims les plus significatifs des attentes par rapport à l'ADBS